Les analyses sur le secteur agricole faites en 1957 par l’agronome et industriel Louis Déjoie sont toujours d’actualité ( en anglais)

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Louis Déjoie en 1969 en exil, un homme vieilli avant l'âge en exil. L'agronome ayant perdu toutes ses usines, ses investissements et ses rêves pour Haïti.

Louis Déjoie en 1969 en exil, un homme vieilli avant l’âge en exil. L’agronome ayant perdu toutes ses usines, ses investissements et ses rêves pour Haïti.

Pour résumé :

En 1957 le candidat à la présidence Louis Déjoie avait fait sa campagne autour de la nécessité de développer et moderniser le secteur agricole dont dépendant-surtout à l’époque – une majorité de la population.

Il mettait l’accent sur ce qu’il appelait une fuite des talents paysans. Pour stopper cette fuite , pour empêcher que les paysans haïtiens aillent faire prospérer l’agriculture d’autres pays, Déjoie défendait une politique interventionniste de l’Etat ( façon USA ou UE) à base de subventions, de crédits, d’exemptions temporaires d’impôts,etc.

Le programme de Déjoie était dans ce domaine particulier aussi ambitieux que celui d’Estimé. Vous comprendrez que ni les USA, ni les autres amis d’Haïti, ne désiraient que le pays fasse sa révolution agricole et devienne le numéro 1 de l’agriculture dans la région.

Qui consommerait le riz subventionné des fermiers de l’Arkansas de M. Clinton ?

Qui consommerait les fruits et légumes OGM de la RD ?

Qui ne pourrait pas faire comme unique business l’importation et  la revente ?

Bref. Les mêmes marchands de micro qui ont vendu hier Martelly: ” Jamais un président n’avait montré autant de sollicitude envers son peuple”, (très drôle !), ceux-là qui ont vendu Jovenel : ” Un homme de la classe” ( Ah! Ah ! ) ont à l’époque vendu Duvalier. De même qu’aujourd’hui, ils ont utilisé les arguments de   couleur, declasse,  et la terreur, les assassinats, la propagande sale, pour arriver au pouvoir et y demeurer pendant 29 ans officiellement et 40 ans dans les faits. 

Ces marchands de micro sont emblématiques d’un fonctionnement malsain et mafieux, -ce que les Haïtiens appellent le système, et dont ils ne veulent plus.

 

Senator Louis Dejoie had said, during the 1957 election campaigns, that the consequence of the country’s past neglect of its farmers was the ‘food drain’ now being experienced, where able farmers, desperately needed to play their role in the agricultural cycle to sustain Haiti, were seeking work in other countries, growing the crops so hard to find in their own homes. Through their departure, a second cycle prevails, that of Haiti’s dependency on foreign aid and export, the former taxing on national pride, the latter on resources.

This precariousness is evident even before the danger to our sovereignty comes into play. With an expanding population, a continued failure to feed the citizens and an increased dependency of foreign aid, is there cause for concern of a threat to the country’s independence? The Monroe Doctrine might seem a veritable shield against such an eventuality, but one only has to remember Haiti’s past with Germany to start fearing that even the American watch dog sometimes fails to protect.

We hold in great esteem the men of our past who knew the field and spoke earnestly about the importance of modernization. Now that we see what the refusal to heed these words has wrought, what stops us from moving forwar



LE MONDE DU SUD – ELSIE NEWS

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