Haiti Press Network – Haïti-Société : #Pafesilans, marche contre le viol à Port au Prince

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 Plusieurs citoyens et organisations de la société lancent une marche citoyenne pour dire “Non” à la violence et aux viols dont sont victimes plusieurs personnes notamment des jeunes filles. Suite à la publication d’un document sur les réseaux sociaux, faisant état de cas de viols sur des étudiantes cette question semble révolter la société. La rencontre de Haïti Press Network avec Sébastien Jacques Cedieu, l’un des rédacteurs du texte viral sur la toile,  a révélé  cette face cachée de l’insécurité dont les principales victimes sont des étudiantes qui gardent malheureusement le silence par peur de représailles ou de discrimination.

Tout a commencé le vendredi 17 mai, deux jeunes étudiantes de l’université Quisqueya revenant des cours, ont été contraintes d’abandonner leur chemin et conduites de force par des hommes armés qui les auraient violées. Cette information confirmée par Sebastien J. Cedieu pour HPN, ne devrait pas être révélée.

“Les victimes avaient peur d’être discriminées mais nous les avons rassurées et comme promis elles sont restées dans l’anonymat”, a déclaré l’ancien étudiant en médecine de l’Université Quisqueya. Cette  peur d’être avilie n’a pas permis aux victimes de suivre les recommandations faites généralement aux victimes de viols.

Le forfait des malfrats sur les étudiantes de l’Université Quisqueya ne serait pas un cas isolé. Une étudiante de l’Université de Port-au-Prine (UP) aurait connu le même sort trois (3) jours après, dans le même périmètre, a souligné  M. Cedieu.

“Je ne veux pas parler de violeurs en série mais les filles nous ont expliqués que les violeurs ont fait le parallèle entre des victimes d’autres institutions et elles”, souligne le jeune médecin qui sert d’interface entre les victimes et le grand public. À en croire Cedieu la descente aux enfers de ces jeunes filles est directement liée aux milieux de  formation. Hostile à leur manière d’être, des malfrats ont fait de leur corps des tributs.

En attendant que le système judiciaire fonctionne convenablement que la police nationale soit plus forte et que les bandits ne partagent plus l’immunité des parlementaires,  le rectorat de l’Université Quisqueya a décidé, d’installer des lampadaires sur un tronçon de son chemin, invitant les étudiants à marcher de manière regroupée après les cours du soir et mettant à leur disposition des bus pour la traversée de certains endroits.  

La marche de ce dimanche 26 mai des citoyens devrait aider à lever le voile trop épais sur cette pratique criminelle mais banalisée dans notre société. Les organisateurs attendent des milliers de participants vêtus de blanc aux deux points de rassemblement : Haut de Turgeau et la rue rivière à Port au Prince tous pour dire “Non nou pap fè silans”(Non nous ne garderons pas le silence).

  Kervens Olivier

HPN

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