Le bicolore trahi, humilié et massacré par les vampires politiques – Rezo Nòdwès

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par Carly Dollin

Une année de honte, d’avilissement, d’infamie, de
tristesse, d’anxiété, de peurs et de douleurs plus sévère et plus atroce que
les autres pour le drapeau haïtien qui a été saboté, torturé, assassiné,
martyrisé, piétiné, vilipendé et putréfié par ceux dont la mission consisterait
pourtant à le faire bleuir sous tous les cieux et rougir de mille feux tant sur
le terroir que sur la scène internationale.

Mercredi 15 mai 2019 ((rezonodwes.com))– Horribles, épouvantables, catastrophiques et chaotiques sont devenus, au cours de la période post-séisme, les vocabulaires les plus éloquents pour décrire, avec une clarté obscure, les tableaux économiques, sociaux et politiques affichés par ce régime politique décevant.

Cette année, tant sur le plan symbolique et emblématique que sur le plan réel et tangible, les mots et les couleurs pour dépeindre les tableaux et les scènes de comédies, de médiocrité, d’indécence et d’arrogance offerts par les acteurs politiques du régime en place, sont à inventer. Semble-t-il qu’il faudrait faire appel à un Dany pour créer un néologisme sinistre capable d’embrasser avec précision et véhémence toutes les négativités possibles et imaginables. Une fois ce terme enfanté, notre immortel académicien saurait le défendre avec élégance et persuasion auprès de ses pairs, au Quai de Conti, comme il l’avait fait avec brio en dressant un plaidoyer bien articulé et bien argumenté pour faire inscrire dans le dictionnaire français le concept VERTIERES, une impeccable victoire qui honore le bicolore national.

Des
coups traitres et suicidaires subis par le bicolore

Le 18 novembre 2018, les héros de l’indépendance et donc
les emblèmes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ont encaissé des
gifles meurtrières de leurs fils déloyaux. Dessalines, Toussaint et Capois ont
été trahis, déshonorés et assassinés par les officiels de l’Etat, la
présidence, la primature et le législatif qui ont brillé de mille feux par leur
absence au Cap Haïtien, sur la place de Vertières, pour festoyer la geste du 18
novembre 1803 qui allait accoucher le drapeau haïtien, symbole de fierté, de liberté
et d’une magnanime victoire contre un système colonial prédateur, inhumain et
abêtissant.

Le 18 juin 2018, la place Occide Jeanty était l’objet
d’accueil de deux bêtises présidentielles indélébiles. D’un côté, des esprits avisés,
journalistes et analystes politiques, avaient mis le projecteur sur l’irresponsabilité,
l’indécence, l’irrespect et l’assassinat crucial des valeurs exprimés par un président
qui se délectait à récompenser, par une voiture, une fillette de 8 ans pour des
« grouillades» en son honneur. Une insanité présidentielle monumentale,
car par cette euphorie, de nombreux jeunes et des enfants naïfs déduisent que
le dévergondage, l’impudicité et l’indécence 
sont des atouts majeurs vers la voie du succès. D’un autre côté, une idiotie
encore plus scandaleuse a été commise ce même jour qui a entendu les éclats et vu
et les trente-deux de la présidence pour ridiculiser une dame, une de nos
sœurs, dans le sacrilège d’insulter, malgré elle, notre sacrée Dessalinienne. D’aucuns
se demandaient si la présidence trébuchait définitivement sous les effets néfastes
d’un « Something » ou d’un clairin nazon quand il faisait résonner au
décibel imposant un Champs de Mars nauséabond qui ovationnaient et primaient la
débauche. Les 6-7 juillet 2018, la présidence avait perdu la tête en signant
avec dédain un arrêté sinistre qui voulait, d’un seul coup, des augmentations
spectaculaires de 38% sur le prix de
l’essence, 47% sur celui du diesel et 51% sur celui du kérosène. Cette mesure insensée
et irréfléchie a mis de l’essence sur le feu de la colère de cette
population tant bafouée, ironisée et oubliée dans les projets de société. La réponse
choquante, exprimée dans une sortie populaire spontanée pour bloquer les rues
et incendier des magasins, a occasionné des déficits politiques et économiques énormes
au pays. Le président myope n’avait jamais compris le sens du proverbe haïtien
« Pa kite kabrit fin pase  pou ap
rele fèmen baryè » qui lui aurait évité son mea culpa dans une attitude factice
d’une brebis égarée « Pèp Ayisyen, nou pale, m tande nou ».  Le 7 février 2019, et les deux semaines qui
suivaient, un film d’horreur a été monté à la Capitale, avec des acteurs
principaux du pouvoir en place, des chefs bandits officieux et officiels et des
figurants de l’International pour mettre à genou toutes les forces vives du
pays. L’éducation, la santé, la sécurité, la justice, toutes les portes de
salut ont été verrouillées à triple tour. Pendant plus de dix jours, le pays
entier a été « lock », en feu et en cendre, pendant que les autorités
régaliennes, impuissantes et incompétentes, y affichaient un mutisme sépulcral.
Malgré une opposition désarticulée et déboitée, sans capitaine, sans stratège,
sans intelligence, il a fallu une semaine à une présidence abattue, malmenée et
anéantie avant de présenter une « maladresse » à la nation comme un
cadeau de St Valentin empoisonné qui mettait de l’huile sur le feu.

Beaucoup croyaient à une fin apocalyptique. Des armes de
tout calibre et des bandits à visages découverts et cagoulés occupaient les
axes stratégiques et bouchaient les connexions et les artères d’une zone à
l’autre. N’était les exploits miraculeux d’une force de l’ordre, pourtant mal
garnie en ressources humaines et logistiques, Haïti a failli rendre son dernier
souffle au cours de ces deux semaines sanglantes du mois de février 2019. Suite
aux efforts gigantesques des hommes et des femmes dignes de notre PNH, gérée en
parents pauvres, des institutions internationales s’emparent finalement du
crédit d’avoir rétabli la sécurité et la paix sur cet espace fracturé par les
forces du blackout, de la cacophonie et de la confusion.

Le
drapeau, principal symbole de fierté de notre nation

Deux bandes d’étoffe d’égales dimensions: l’une bleue en
haut, l’autre rouge en bas, placées horizontalement; au centre, sur un carré
d’étoffe blanche, sont disposées les Armes de la République; soit le Palmier
surmonté du Bonnet de la Liberté et, ombrageant de ses Palmes, un Trophée
d’Armes avec la légende: L’Union fait la Force. Comme pour les drapeaux des
autres peuples, défendus et gagnés sur des champs de bataille pour arracher
leur liberté et sortir du joug de l’esclavage, les moindres détails contenus
dans le drapeau haïtien envoient à des connotations et des histoires poignantes
de la première République Noire du monde. Le tissu, les couleurs, les images, comme
le palmiste et les armes sont les composantes visibles du bicolore haïtien. Mais
les aspects intangibles, qui expriment les valeurs, les sacrifices et les
dévouements des héros de l’indépendance sont beaucoup plus parlants pour ceux
qui jurent de défendre et sauvegarder ce fier symbole.

Les pays du globe gèrent et protègent jalousement leurs
drapeaux, qui constituent un emblème sacro-saint. Le manque de respect d’un
citoyen envers ce référent baptismal de son pays est interprété comme un crime
de haute trahison, un crime de lèse-patrie ; et l’irrévérence d’un
ambassadeur ou d’un homme d’Etat pour le drapeau d’un autre pays se traduit par
une déclaration de guerre. Pourtant, par leur carence identitaire, leur
ignorance et leur désintérêt pour le développement du pays, les dirigeants
haïtiens trahissent cet emblème au quotidien.

De formidables exploits des jeunes sportifs, mais
de fort minables ententes des dirigeants politiques.

Sur le plan de la
représentation d’Haïti, les jeunes, tant les filles que les garçons, ont été
formidables pour représenter dignement le pays dans des compétitions sportives
internationales. Sans encadrement, sans intérêts du secteur public et du
secteur privé, les petits grenadiers U-17 ont récemment décroché leur billet de
qualification pour la phase finale de la coupe du monde de football U-17 au
Brésil. Après avoir défendu une troisième place lors du Championnat Féminin
U-20 de la Concacaf en 2018, les grenadières U-20 avaient décroché le billet
qualificatif à la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, France 2018. Nerilia
Mondésir, Kerly Théus, Sherly Jeudy et leurs coéquipières ont charmé la nation
et ont rehaussé l’éclat du bicolore haïtien à l’Hexagone. Emmenée par un
impeccable Duckens Nazon, la sélection sénior s’est qualifiée pour la Gold Cup
2019, en remportant de belles victoires sur des sélections de la région bien
garnies financièrement et logistiquement. Wilde-Donald Guerrier, champion avec
son club Qarabag, est élu meilleur joueur étranger d’Azerbaïdjan cette année. En septembre 2018, Nahomie
Osaka a vaincu la géante Serena Williams à l’US Open, puis Petra Kvitova en janvier
2019, à l’Open d’Australie, pour être consacrée, à seulement 21 ans, numéro
1 du tennis mondial. Par son attachement viscéral à la terre natale de son
père, Nahomie n’a jamais manqué d’octroyer le crédit au Bleu et Rouge. De nombreux
évènements heureux se sont donc produits pour faire bleuir et rougir le
bicolore national sur la toile.

Parallèlement, les animaux
politiques du législatif et de l’exécutif ont été fort minables avec des
implications inconcevables, des déceptions indicibles et des liaisons fatales
avec des ennemis de la paix, de la liberté et de la dignité. La Salline,
Carrefour-Feuille, Grand-Ravine, Village de Dieu, voire des villes de provinces
réputées calmes jadis, ont été la cible de bandits notoires pour accueillir des
scènes de violences génocidaires au cours de cette année destinée à Arnel
Joseph, Ti-Je et leurs acolytes qui prennent le malin plaisir à ridiculiser la
PNH. La force de l’ordre promet des récompenses alléchantes en contrepartie
d’informations pertinentes pour mettre en déroute ces bandits et ces assassins de
grands chemins, pour démanteler des gangs qui sèment la terreur dans les
ghettos, dans les villes, dans les bidonvilles, sur les routes nationales et
dans les corridors. Pourtant, ces scélérats sont les protégés et les gardes du
corps officieux des officiels du législatif et de l’exécutif qui leur parlent
en privé du matin au soir, leur donnant sans doute des directives pour se
positionner stratégiquement pour avilir et désarmer les cadres de la Police
Nationale. Bandits en Haïti riment avec officiels, c’est archi-grave ; il
faut croire que l’anarchie y bat son plein. Les brigands de Grand-Ravine, de
Village de Dieu et de La Salline reçoivent des ordres exécutifs pour fermer ou
ouvrir à leur guise un pays libéré des forces des ténèbres étrangères depuis
plus de deux siècles. Ces « malheureux » bandits, pas assez ou pas du
tout entraîné pour des missions plus savantes et plus sophistiquées, les
officiels mobilisent et embauchent des mercenaires étrangers, à leur place,
pour accomplir les sales boulots de descendre de remarquables personnalités
siégeant aux chaises bourrées et ornées de l’administration publique. Dieu
merci que certaines de ces missions lucifériennes ont été miraculeusement
déjouées par les forces de l’ordre.

Une médiocratie officielle sans
précédent

Dotés de capacités comiques naturelles, dans leurs
élocutions et dans leurs actions, les hommes politiques du Bicentenaire
devaient plutôt garnir la liste des acteurs de Hollywood. Par l’originalité et
l’authenticité de leurs œuvres et par leur sens de l’humour naturel, ces
usurpateurs auraient pu détrôner les Jim Carrey, Eddy Murphy et Kevin Hart,
pour remporter des oscars et d’autres « awards » décernés aux acteurs
humoristiques du cinéma.

Ces représentants du peuple sont incapables de lectures
et d’écritures rudimentaires, ils sont vides pour animer des discussions et des
réflexions dialectiques, pourtant les projets du pays doivent passer au crible
de ces personnalités codétentrices de la souveraineté nationale. Beaucoup
d’entre eux auraient dû rester un peu plus sur les bancs de l’école afin de
comprendre la complexité des rouages et des contours de la Cité ; exercice
devenu impossible quand on a tellement de chats à fouetter. Les soifs
inavouables et inavouées de se défouler sur les jeunes filles et les fréquentes
visites cupides au FAES, à l’ONA, FDI, AGD, APN, BRH, CAS et aux ministères ne
peuvent laisser du temps de qualité aux sénateurs et aux députés nécessiteux
d’embaucher des formateurs pour les encadrer et les aider à tenir régulièrement
des livres de lectures pour se hisser à un niveau critique pour découvrir et
comprendre les œuvres des Montesquieu, Aristote et Socrate qui étalent les
principes de vie dans les sociétés démocratiques.

Ces serpents politiques sont des bandits ou des recéleurs
qui bercent des assassins dans leurs véhicules teintés et blindés immatriculés
OF qui perdent la tête dans la capitale pour sillonner les routes menant à la
maison blanche haïtienne, aux différents ministères, aux organismes autonomes
et déconcentrés pour assouvir leurs objectifs mesquins et cupides de s’enrichir
déloyalement.

Des erreurs très graves ont été commises au lendemain du
séisme meurtrier du 12 janvier 2010. Semble-t-il que ce peuple fier a été
traumatisé, zombifié et dévié des valeurs démocratiques pour laisser le flanc à
la bêtise de prendre les rênes du pouvoir en Haïti. Il est vrai que des
supports déloyaux et des jeux malsains de certains faux amis se mêlaient de la
partie. Mais, la médiocrité, l’indécence, l’arrogance et la cupidité avaient
quand même bénéficié de la vulnérabilité et de la naïveté de cette population
exposée à des carences ignominieuses, à une famine rongeuse des tripes et à la
belle étoile ténébreuse. Cinq ans après, la bêtise de la mauvaise option dans
les urnes a été récidivée, avec ces mêmes têtes de mule et ces mêmes cœurs
insensibles pour accélérer l’ancienne perle des Antilles dans un chaos sans
précédent. « Le passé est passé », on ne peut modifier les choix
regrettables dans lesquelles on s’était engagé. Mais, on doit monter le cheval
de la vigilance pour éviter de reproduire les mêmes sottises. Dix ans de
gaspillés, dix ans de perdus, c’est le refrain de toute une population,
sympathisants et opposants de cette équipe inculte. La leçon doit être bien
apprise. Il est donc temps de corriger et de rectifier, un pays ne se laisse
pas diriger par la médiocrité, par des cancres et des bandits. Ce sont les
forces vives du pays qui en pâtissent, c’est l’éducation qui se dispense au rabais,
c’est la santé qui est hospitalisée, la culture étouffée, l’environnement désertique,
l’enfance violée, la jeunesse vieillie et décrépie, la sécurité, la paix et la
justice anéanties. Rien ne marche ; évidemment, rien ne peut fonctionner
dans la mesure où le destin d’un pays ne se joue pas comme des parties de
cartes ou comme des jeux de casino à Las Vegas. On ne remet pas les affaires
d’un pays entre les mains de l’incompétence, de l’indécence, de l’arrogance, du
banditisme légal ou illégal. Il faut des interfaces compétentes et dignes
capables de tirer sur la corde, capables de présenter des stratégies efficaces
dans les jeux de négociation avec l’international, capables de redéfinir les règles
du jeu, comme l’a su bien exécuter le premier mandataire du Rwanda, Paul
Kagame, qui sait dire oui quand il le faut et NON quand les intérêts de sa
nation sont en péril, même face aux coquins, mesquins et cupides de
l’international.

Quelles sont les actions et les résolutions qui honorent
le drapeau ?

A chaque fois que vous
prenez des dispositions fermes pour assurer la paix et la sécurité au pays,
lorsque vous prenez des mesures sincères pour concevoir des politiques publiques
efficaces pour sortir les enfants des rues dans cette vulnérabilité et cette pauvreté
ignominieuse, le bicolore sera élevé en dignité. Lorsque vous élaborez et
validez des plans et des stratégies économiques pour freiner la fuite massive
de cerveaux et de capitaux des jeunes vers le Chili, le Brésil, les USA, le
Canada et la République voisine, vous ferez honneur au Bleu et Rouge. Lorsque
vous créez les conditions favorables pour la création de richesses et d’emplois
décents, lorsque vous cessez de dilapider et piller les fonds publics consacrés
à la santé, à l’éducation, au bien-être social, sachez que c’est le drapeau que
vous enchérissez. Lorsque vous laissez
le pays sous la direction du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, c’est
le drapeau que vous mettez en valeur. Lorsque vous cessez de bluffer, comme
vous respirez, c’est au drapeau que vous faites honneur. Lorsque vous
démissionnez des postes pour lesquels vous ne prouvez aucune compétence, c’est
le drapeau que vous protégez. Si vous prenez l’option de valoriser l’effort, la
compétence et l’excellence en les mettant au piédestal tout en bannissant le
dévergondage et la débauche, le drapeau brillera de mille couleurs. Lorsque
vous tenez des positions fermes, comme le fait le personnage fort et digne du
Rwanda, Paul Kagame, face aux faux amis de l’international, le bicolore sera
fier de vous.

Lorsque vous choisissez de tisser des liens avec des
assassins pour assouvir vos soifs économiques et politiques, c’est l’emblème du
pays que vous crucifiez. Lorsque vous inhalez le même air climatisé avec les
criminels dans vos véhicules OF et SE, quand vous dressez des couverts pour
manger et boire avec les criminels et que vous faites vos lits pour vous
coucher et vous réveiller sous le même toit avec des bandits et des tueurs
recherchés par la Police Nationale, c’est le drapeau que vous trahissez.
Lorsque vous vous érigez en des sangsues et des égoïstes sans vergogne pour
appauvrir les organismes de gestion des fonds publics au détriment du
collectif, le drapeau reçoit des uppercuts, des apchagis et des dolyopchagis aux
côtes, au ventre, au bas ventre et au visage.

A l’instar des mamans qui
ne sont pas intéressées qu’au dernier dimanche du mois de mai pour être mises
en valeur, car elles méritent d’être honorées quotidiennement pour leurs
sacrifices et pour  leurs cœurs de
samaritain ; le bicolore national se révolte contre les traitres qui
l’avilissent au quotidien mais qui portent les beaux costumes blancs des Pharisiens
pour l’honorer le 18 mai. Attendons voir si l’hypocrisie présidentielle et
parlementaire va continuer son petit bonhomme de chemin.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com



REZO NODWES

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