Maximiser les efforts étatiques pour répondre aux défis sociaux –

0
24

Alors que le pays connait des moments socio-économiques difficiles, l’Administration de Jovenel Moïse annonce des actions efficientes en vue de répondre aux défis de l’heure. Augmenter l’assiette fiscale, faire une gestion rationnelle des ressources de l’Etat, entreprendre des programmes sociaux en faveur des couches les plus vulnérables, sont, entre autres, des axes sur lesquels veut miser le pouvoir actuel.

Port-au-Prince, le 15 avril 2019. Les conditions socio-économiques du pays s’aggravent durant ses derniers mois en raison des troubles politique et de la détérioration de la situation sécuritaire, selon le constat de plus d’un. Face à cette situation, le pouvoir Exécutif semble ne pas vouloir rester les bras croissés.

Ainsi l’Administration de Jovenel Moïse renouvelle sa volonté de travailler afin de redonner l’espoir à la population. L’une de ses démarches c’est de permettre aux institutions génératrices de revenus de travailler avec efficacité et efficience.

C’est ainsi que la Direction Générale des Impôts, (DGI) et l’Administration Générale des Douanes, (AGD) s’activent pour augmenter l’assiette fiscale afin de doter le Gouvernement des moyens afin de financer des programmes de développement durable et des programmes sociaux au profit des couches les plus vulnérables.

Avec l’implémentation du systéme « Sydonia », la DGI, l’AGD et le Ministère de l’Economie et des Finances, (MEF) sont interconnectés et sont devenus plus performants dans leur mission de collecter les recettes de l’Etat, a confié le Directeur Général de l’AGD, Romel Bell, à la rédaction de Vant Bèf Info dans le cadre d’une interview.

Pour le mois de mars, les prévisions de recettes étaient de 4.5 milliards de gourdes. Mais, à cause de la décision de subventionner le riz pour environ 300 millions de gourdes, l’AGD a pu collecter 3.7 milliards, selon le DG, Romel Bell. Ce dernier soutien en outre, que l’instabilité politique et l’insécurité qui rongent le pays affectent considérablement les prévisions des recettes.

M. Bell encourage les acteurs à oeuvrer au maintient d’un climat de stabilité politique et de sécurité afin que la DGI et l’AGD puissent respecter l’objectif fixé, conformément à la vision du Président Jovenel Moise, a-t-il soutenu.

Pour sa part, le responsable de la Direction d’Analyses et des Statistiques de la DGI affirme que, de octobre à mars de l’année en cours, l’institution a dépassé ses prévisions de 20. 1 milliards de gourdes, en collectant 21.926.110.000. Pour le mois de mars, elle a collecté 2.8 milliards de gourdes contre une prévision de 3.29 millions. Cependant, elle a fait une perte de 492.570.000 gourdes dans le cadre du programme de la subvention du riz, selon le Directeur d’Analyses et des Statistiques, Henry Claude Cesar.

Dans la même veine, une source bien informée du gouvernement déplore l’attitude de certains entrepreneurs qui cherchent à contourner les efforts deployés dans le cadre de la lutte contre la contrebande. D’autres veulent toujours avoir des franchises douanières, pour ne pas payer les taxes, alors qu’ils font des bénéfices considérables, a-t-elle poursuivi.

Cette source évoque une perte d’au moins 5 milliards de gourdes, soit 12%, à cause des franchises douanieres dont certaines institutions ont béneficié conformément à la loi. Par contre, certains officiels ont fait excès de pouvoir pour en profiter, sans oublier des membres influents du secteur privé des affaires, qui passent par des parlementaires, pour bénéficier ce privillège, selon cette même source.

Elle présente la contrebande comme un problème très compliqué et, difficile à maitriser en raison des forts moyens des contrebandiers qui disposent des gangs lourdement armés pour faire passer illegalement leurs marchandises. Mais, elle renouvelle l’engagement du président Jovenel Moïse de renforcer les actions visant à lutter efficacement contre la contrebande au profit du trésor public.

D’autre part, l’Office National d’Assurance Viellesse, (ONA), est entrain de réaliser un programme de micro crédit au profit des mères. Ces dernières bénéficient d’un crédit à partir de 25 mille gourdes avec un faible taux d’intérêt pour mettre en place leurs petites entreprises. Le président Jovenel Moise a lancé le programme « Crédit Atè Plat » qui consiste à accorder un prêt de 50 mille gourdes à des petits commerçants.

Vant Bèf Info (VBI)

VANT BEF INFO

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here