Le FMI a abaissé ses perspectives de croissance mondiale mais les autorités haïtiennes ne sont pas trop inquiètes

0
70

De l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine aux tensions macroéconomiques en Argentine et en Turquie, ainsi que le resserrement financier parallèlement à la normalisation de la politique monétaire dans les pays avancés ont tous contribué à un affaiblissement considérable de l’expansion mondiale, selon le FMI. Le rapport Perspectives de l’économie mondiale (WEO) prévoit un ralentissement de la croissance en 2019 pour 70% de l’économie mondiale.

Alors que “les gens ne devraient pas paniquer devant la dégradation de la croissance, car ils restent positifs et continuent de croître” a expliqué Randy Frederick, directeur des produits dérivés du Centre de recherche financière Schwab. Haïti Cependant, devrait s’inquiéter. Les projections montrent que l’économie haïtienne est parmi celles qui connaîtront la croissance la plus lente. La croissance en Haïti, qui oscillait entre 1,2 et 1,5 au cours des cinq dernières années, devrait rester à 1,5% en 2019. Bien que les perspectives pour de nombreux pays sont très difficiles et que les incertitudes sont considérables à court terme, 1,5% de croissance du PIB en Haïti est lamentable comparée à celle d’autres pays qui se trouvent au même stade de développement économique et qui prévoit une croissance plus de trois fois plus rapide, à un taux de 5% par an.

L’inflation des prix à la consommation est restée modérée dans les économies avancées. Pour certaines économies de marché émergentes, les dépréciations monétaires se sont traduites par une hausse des prix intérieurs. L’inflation reste un problème en Haïti et devrait avoisiner les 15%. Le FMI a estimé que la politique monétaire devrait rester dépendante des données, bien communiquée et que les anticipations d’inflation restent ancrées. En outre, le rapport suggère que, dans toutes les économies, il est impératif de prendre des mesures qui stimulent la production potentielle, améliorent l’inclusivité et renforcent la résilience. Un dialogue social entre toutes les parties prenantes pour lutter contre les inégalités et le mécontentement politique profitera aux économies, une ordonnance appropriée pour Haïti.

De nombreux pays prennent des mesures importantes pour atténuer les effets de la faible croissance économique. La Réserve fédérale américaine, en réponse à la montée des risques mondiaux, a suspendu ses hausses de taux d’intérêt et n’a signalé aucune hausse pour le reste de l’année. La Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre ont toutes adopté une position plus accommodante. La Chine a intensifié ses mesures de relance budgétaire et monétaire pour contrer l’effet négatif des tarifs commerciaux. À ce jour, aucune autorité haïtienne n’a manifesté d’inquiétude à l’égard des perspectives économiques mondiales du FMI. À l’heure actuelle, l’accent est davantage mis sur le politique alors que le pays tente d’installer un nouveau Premier ministre qui devra éventuellement faire face à la réalité économique.



HAITI ECONOMIE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here