duel de fou, ambiance de rêve, Miami s’est transformé en Ljubljana

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Si la France a vécu hier l’officialisation de ce qui sera à n’en pas douter l’un de ses plus grands évènements all-time, pour les fans de NBA bien sûr, un autre pays européen a pu vibrer cette nuit grâce à la grosse balle orange venue des États-Unis. Ce pays c’est la Slovénie, forte d’un titre de Championne d’Europe et surtout heureuse patrie natale de deux immense joueurs… Cette nuit ces deux joueurs se sont croisés à Miami, et South Beach ressemblait étrangement à la capitale slovène…

Tout d’abord ce match. Une rencontre entre une équipe de Dallas sans réel objectif en cette fin de saison, si ce n’est de perdre avec le plus de panache possible. Pour l’instant ça ne se passe pas trop mal, alors pourvu que ça dure comme le dirait l’un de nos grands auteurs contemporains. Le Heat ? Obligation de victoire il y avait, surtout après la récente défaite face au voisin d’Orlando, un faux pas qui avait relancé Evan Fournier et ses coéquipiers dans la course aux Playoffs pendant qu’il jetait le trouble sur la fin de saison des hommes d’Erik Spoelstra. En clair, ce match à domicile devait être une formalité pour le Heat, et une belle chance de prendre une win de plus dans une fin de saison où chaque victoire sera absolument essentielle. A l’essentiel passons-y d’ailleurs immédiatement, puisque le Heat a donc… gagné ce match, mais rien ne fut facile comme souvent face aux Mavs. Merci à eux d’ailleurs, car oublier de scorer dans les 250 dernières secondes d’un match reste une performance très sous-cotée dans une course à la Lottery et les joueurs de Rick Carlisle ont encore une fois démontré tout leur savoir-faire cette nuit. Dwyane Wade a fermé la boutique pour son dernier match face à Dirk Nowitzki, good old days bruh, et Mayami a donc récupéré sa huitième place 48h à peine après l’avoir laissé à son frère Mickey.

Mais au milieu de tout ça y’a vous y’a moi, don’t forget me i’m Doctor B deux hommes se sont également montrés inspirés cette nuit à la Triple A. Pour ne pas les nommer ? Goran Dragic et Luka Doncic, au centre d’un énorme duel devant… des milliers de fans slovènes venus ambiancer la salle.

Car, comme si la présence d’une énorme fanbase de compatriotes ne suffisait pas pour faire de cette soirée un régal pour tout homme au sang vert et blanc, les deux joueurs ont donc fait le taf pour montrer à la famille quel genre de joueur ils étaient toujours (Goran) et quel genre de joueur ils étaient en train de devenir (Luka). Le meneur de jeu du Heat ? Bien revenu ces derniers temps et auteur notamment de trois gros matchs face à Charlotte, OKC et San Antonio (trois victoires), il avait ensuite complètement coulé lors des trois dernières rencontres, sortant du banc pour cumuler un affreux 4/24 au tir. Il fallait donc se remettre à l’endroit devant un public acquis à sa cause à plus d’un titre, et le Dragon a… évidemment fait le taf. 23 points à 9/17 au tir, 12 rebonds et 11 passes, un deuxième triple-double en carrière et donc une victoire essentielle pour le Feu de Miami, on va gentiment dire que la mission est accomplie hein… Luka ? Le carnage habituel, hashtag step-backs de cochon et crossovers aussi lents que meurtriers, chaque panier du probable futur ROY ou de son ancêtre étant synonyme de drapeaux bleu-blanc-rouge volant dans le ciel de l’American Airlines Arena. Halleluka terminera sa rencontre avec 19 points, 8 rebonds et 7 passes, tarif de base d’une saison rookie exceptionnelle.

Une salle entière acquise à la cause de deux joueurs, d’une nation qui respire le basket H24, et une ambiance forcément aussi spéciale qu’extraordinaire. C’était pas Miami hier, c’était Ljubljana Beach. Deux joueurs aussi exceptionnels fêtés de la sorte c’est beau, c’est la NBA qu’on aime, et on en profite pour rappeler que la Slovénie… ne disputera pas les Championnats du Monde l’été prochain. Et mercé la FIBA, heureusement qu’on se lève la nuit pour voir nos héros.



TRASH TALK NBA

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