une ligne à 41/11/9/6/3, avec la victoire comme numéro complémentaire

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On aurait presque tendance à l’oublier depuis qu’il a arrêté d’être exceptionnel pour redevenir excellent : James Harden est toujours parmi les deux joueurs qui devraient se disputer le trophée de MVP. Et si le premier cartonne soir après soir, la preuve juste ici, Ramesse ne ralentit pas la cadence et tourne d’ailleurs aujourd’hui à l’effarante moyenne de… 36 points par match. Ah bon.

36, c’est un peu plus de deux fois le total de points inscrits en carrière par Antoine Rigaudeau. 36 c’est également l’équivalent en kilos de ma prise de poids depuis cinq ans, puis probablement le record de points cette saison en Jeep Elite, à moins que ce ne soit 34 ou 35. 36 points de moyenne en une saison, seuls deux hommes l’ont fait dans toute l’histoire de la NBA, Wilt Chamberlain et Michael Jordan en 1987. Rendez-vous compte. Une mixtape permanente, que James Harden a donc poursuivi cette nuit face à Phoenix, profitant de l’absence de Chris Paul pour reprendre un rôle qui lui sied à ravir : celui de l’homme à tout faire, celui de l’homme qui fait tout.

Et ce match aura été beaucoup plus intéressante et équilibré qu’il s’annonçait, grâce à une jeune équipe des Suns décomplexée et qui joue beaucoup mieux au basket depuis quelques semaines, cet escroc de Jamal Crawford mis à part. La défense de Kelly Oubre Jr. et Mikal Bridges, les dunks ratés de Kelly Oubre Jr., la coiffure de Richaun Holmes, la folie de Kellyt Oubre Jr., la propreté au poste de Deandre Ayton, Kelly Oubre Jr. qui célèbre les tirs sans même les regarder rentrer et la douceur du tir de Devin Booker, tant de points positifs à retenir et qui nous donnent enfin envie de voir jouer Phoenix, après soixante premiers matchs joués sous oxygène. Les Suns qui auront tenu cette nuit jusque dans les tous derniers instants, avant de s’incliner logiquement face aux derniers coups de boutoir d’un barbu phénoménal. Une fois de plus…

41 points, 9 rebonds, 11 passes, 6 steals et 3 contres, à 12/25 au tir et 14/17 aux lancers

Intenable, et surtout partout sur le terrain, aussi motivé pour dégainer du parking (avec un peu de déchet néanmoins) que pour couper des lignes de passe ou arracher des ballons dans les mains de ses adversaires. On ne compte plus les caviars donnés cette saison à un Clint Capela qui doit le remercier chaque matin d’exister, on ne compte plus les step-backs meurtriers à dix mètres pour punir une défense un peu trop laxiste, et de toute manière James Harden est tout simplement impossible à défendre lorsqu’il est dans un tel mood.  Et si le MVP 2018 divisera toujours du fait d’un jeu souvent stéréotypé et désormais davantage basé sur la roublardise que sur le spectacle, on notera simplement pour notre part que la technique adoptée fait gagner des matchs à son équipe et lui permet donc aujourd’hui de tourner à plus de 36 points de moyenne, pas mal pour un mec qui divise… Merci Ramesse donc, merci aussi au revenant Danuel House qui pourrait bien s’avérer être un renfort plus qu’utile, merci au duo Capela/Faried et à un Eric Gordon qui met parfois du temps à chauffer mais qui reste l’un des poignets les plus sûrs de la Ligue, comme une bonne partie de son équipe finalement, car les Rockets sont au passage devenus cette nuit la quatrième équipe all-time au nombre de tirs à 3-points rentrés, derrière les Warriors 2016, les… Rockets 2017 et les… Rockets 2018.

Nouvelle victoire pour Houston, la n°43 cette année, et le sommet de la Conférence Ouest toujours dans le viseur. Pour les Suns rien à signaler si ce n’est un léger rayon de soleil dans le brouillard, mais allez dire ça aux habitants de l’Ohio et vous verrez que ce n’est déjà pas si mal. James Harden continue pour sa part sa lente ascension vers les sommets, individuels c’est certain, collectifs on en est moins sûr mais on veut bien laisser le bénéfice du doute au barbu, une fois de plus.

stats Sunsstats Rockets



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