Brexit : l’industrie agroalimentaire britannique supplie l’exécutif de suspendre toutes les autres réformes

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Dans une lettre rendue publique lundi, une trentaine d’acteurs de l’industrie agroalimentaire britannique supplient le gouvernement de Theresa May pour qu’il suspende, sine die, tous les travaux et réformes potentielles touchant à l’agroalimentaire et à l’environnement au Royaume-Uni. Jusqu’à ce  qu’au moins la question du Brexit soit réglée.

Car pour l’instant, « toutes les entreprises de la chaîne alimentaire britannique – et leurs associations professionnelles – se focalisent sur les manières d’atténuer le plus possible les effets catastrophiques qu’aurait un Brexit sans accord », expliquent-ils. Avant de préciser que « de très grandes quantités de temps, d’argent, de personnes et d’efforts ont déjà été détournées à cette fin. » L’industrie agroalimentaire britannique n’a donc ni les moyens humains ni les moyens financiers de s’investir, pour l’instant, dans les autres projets prévus par l’exécutif.

« Un signe de mauvaise foi »

Le gouvernement a en effet lancé une série de consultations ces derniers mois, couvrant plusieurs sujets allant de la mise en place d’une taxe sur les articles en plastique contenant moins de 30 % de matières recyclées au lancement d’un vaste plan d’action national sur les pesticides. En passant par l’introduction de nouvelles restrictions en matière de publicité pour les aliments riches en matières grasses, en sel ou en sucre.

« Si le gouvernement persiste à maintenir ces consultations, ce serait perçu comme un signe de mauvaise foi et beaucoup d’organisations ne pourraient de toute façon pas y répondre », poursuivent les auteurs. Parmi eux figurent notamment la « Food and Drink Federation » ou encore la « British Meat Processors Association », soit de puissants organismes professionnels rassemblant, entre autres, les géants Mondelez, Cadbury, KP Snacks, Butterkist ou encore Nestlé.

Ces derniers manifestent d’ailleurs à nouveau leur très grande inquiétude quant à  l’éventualité d’un Brexit sans accord. Et signalent à l’exécutif que les entreprises du secteur sont dans un contexte « de crise potentielle ». Certaines ont déjà commencé à stocker des ingrédients pour anticiper de possibles pénuries, comme Unilever qui a entreposé des glaces Magnum au Royaume-Uni.

Cette lettre intervient aussi  trois semaines seulement après celle de 170 patrons, demandant un nouveau référendum et avertissant Theresa May des conséquences dramatiques qu’aurait un Brexit sans accord.

HAITI 24

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