Vol MH17 : La Russie va-telle accepter de négocier ?

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C’est un revirement de Moscou qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Après avoir nié pendant plus de quatre ans et demi toute implication dans l’explosion au-dessus de l’Ukraine du vol MH17 de la Malaysia Airlines ayant coûté la vie à ses 298 passagers, en majorité néerlandais, en juillet 2014, la Russie vient d’évoquer cette affaire avec La Haye. 

« Des contacts par voie diplomatique ont eu lieu avec les Russes, ce qui renforce notre confiance de pouvoir entrer en négociations avec eux », a indiqué le ministre des Affaires étrangères néerlandais Stef Blok. Ces contacts visent à établir « si des pourparlers formels sur la responsabilité d’un Etat dans l’abattage du vol MH17 peuvent être engagés », a-t-il précisé. Outre La Haye, le gouvernement australien est aussi partie prenante à ces négociations. 

Des poursuites judiciaires contre Moscou en cas d’échec

Cette nouvelle avancée intervient un an après des accusations formelles contre la Russie dans le cadre de l’enquête internationale (JIT) menée conjointement par les Pays-Bas, l’Australie, la Belgique, la Malaisie et l’Ukraine. Après avoir démontré qu’un missile Bouk de fabrication russe, tiré depuis une région de l’Ukraine contrôlée par les séparatistes pro-russes, avait pulvérisé l’appareil en plein vol, l’enquête avait révélé que ce missile provenait d’une unité de l’armée russe : la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk sur le territoire russe. 

Les éléments de cette enquête avaient formellement été reconnus par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et d’autres alliés. Depuis, Moscou serait victime d’un isolement sur la scène internationale. 

Si Moscou décide de s’asseoir à la table des négociations, celles-ci pourraient aboutir au versement de compensations pour les proches des victimes. Reste que jusqu’à ces derniers jours, les Russes campaient sur leurs positions . « Pas de preuves de l’implication des Russes dans le crash du MH17 », titrait récemment le site Internet russe Sputnik. Interrogé par l’agence de presse russe Ria Novosti, le vice-procureur général russe Nikolaï Vinnitchenko a pour sa part répété que « l’enquête internationale ne tient pas compte des données fournies par la Russie sur la catastrophe de la Malaysia Airlines. » 

En cas d’échec des négociations en cours, plusieurs actions judiciaires menacent les Russes. Outre la saisie d’un tribunal international par les pays membres de la JIT où serait traduite la Russie en qualité d’Etat, une enquête pénale ouverte aux Pays-Bas entend punir les militaires russes ayant effectivement participé au lancement du missile Bouk.

HAITI 24

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