Ca se passe en Europe : Franco et ses amis ont toujours leurs noms de rues en Espagne

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Quelque 656 municipalités espagnoles continuent à dédier des noms de rues et de places à des militaires et personnages importants du franquisme. Selon le dernier comptage du ministère de la Justice et de l’institut de statistiques, il subsiste toujours 1.171 vestiges dans le pays qui honorent, dans des espaces publics, des événements ou des personnalités de la dictature, 40 ans après le retour de la démocratie.

Une note officielle du gouvernement vient de demander aux régions et aux mairies « le retrait immédiat des écussons, insignes, plaques et autres objets ou mentions commémoratives exaltant le soulèvement militaire et la répression de la dictature », en vertu de la loi dite de Mémoire historique de 2007. Un texte qui a décidément bien du mal à être appliqué, 12 ans après sa promulgation.

Vox en première ligne

La tâche risque de se compliquer alors qu’en Andalousie, c’est précisément un élu du parti d’extrême droite, Vox , qui vient d’être désigné par le parlement régional (dominé par les conservateurs du Parti populaire et les libéraux de Ciudadanos), afin de superviser les questions de mémoire historique. Et qu’il est bien décidé à supprimer toutes les subventions pour aider la recherche de fosses communes et à la réhabilitation des victimes de la répression.

Alors que les historiens appellent, depuis des années, à faire enfin le travail de mémoire qui avait été gommé au nom de la réconciliation au sortir de la dictature, Vox s’insurge au contraire contre le « fanatisme politique » de la gauche. « Les Espagnols en ont assez de ce débat infect », affirmait, il y a quelques semaines, le chef de file de la formation ultra, Santiago Abascal. « Nous sommes la voix de ceux qui ont eu leurs pères dans les rangs franquistes et qui refusent de devoir condamner ce qu’ont fait leurs familles. »

HAITI 24

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