Le président dominicain aurait admis que l’arrêt 168-13 de la Cour constitutionnelle ne peut être rétroactif

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Le président dominicain Danilo Medina a démarré ce lundi une série de rencontres avec des représentants des 300.000 citoyens dominicains récemment rendus apatrides par une surprenante décision de la plus haute instance judiciaire de la République dominicaine.

Danilo-MedinaLe Chef de l’État dominicain s’est entretenu à son bureau avec une délégation conduite par Ana Maria Belique du Mouvement Reconoci.d, le Père Mario Serrano du Centre Bonó, et Antonio Polemil du Réseau de Rencontre des Dominico-haïtiens [Red de Encuentro Dominico-Haitiana].

Aucun communiqué officiel n’est venu par la suite résumer cette rencontre qui a pourtant duré plus d’une heure d’horloge.

Selon les participants, le président Medina a déclaré, à la fin de la réunion, avoir été très réceptif aux explications reçues sur le problème et aurait reconnu la non rétroactivité des lois.

Ce serait bien la première fois depuis le début de ce scandale qu’une autorité dominicaine de très haut niveau fasse clairement référence au caractère rétroactif du jugement de la cour constitutionnelle.

Et encore pour exprimer son désaccord

L’arrêt 168-13 de la Cour constitutionnelle dominicaine remonte en effet jusqu’en 1929 pour déchoir les descendants de braceros haïtiens de leur nationalité dominicaine.

Selon la version de Belique, Serrano et Polemir, le président Medina se serait déclaré contre l’arrêt du tribunal constitutionnel qui autorise la Junte Centrale Électorale dominicaine à enquêter sur les cas présumés “suspects” de 1929 à nos jours.

«Le président nous a informé qu’il convoquera les différentes branches du gouvernement à participer à cette consultation afin de trouver ensemble une solution au conflit”, a informé le père Mario Serrano du Centre Bonó.

Radio Métropole Haiti

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