L’exode des Vénézuéliens

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Un exode a débuté au Venezuela, affirme le Financial Times. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez en 1999, des Vénézuéliens ont commencé à fuir le pays pour le Panama, l’Espagne ou la Colombie. Mais cette tendance s’est beaucoup accentuée ces derniers mois en raison de la crise que connaît le pays, et des difficultés de plus en plus grandes pour la population de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, a exprimé son inquiétude.

Depuis l’année dernière, le nombre de Vénézuéliens ayant sollicité l’asile aux Etats-Unis a grimpé de 168 %. Ils sont désormais les plus nombreux à le faire, après les Chinois et les Mexicains. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’année dernière, 10.000 Vénézuéliens ont demandé à bénéficier du statut de réfugié ; En 2000, ils n’avaient été que 127.

Selon Tomás Páez-Bravo, un professeur de sociologie à l’Université Centrale du Venezuela, près de 1,8 millions de Vénézuéliens auraient fui le pays au cours des 17 dernières années. L’exode touche toutes les couches sociales, et il serait imputable à ce que certains experts appellent “une crise humanitaire en gestation”. Outre les pénuries chroniques de produits de base, le pays est confronté à une criminalité de plus en plus grande, et à une inflation galopante. Les libertés démocratiques sont de plus en plus rognées.

Les pays voisins redoutent une arrivée massive

Cette situation inquiète particulièrement les Etats voisins, notamment les plus favorisés économiquement : “Dans le pire des cas, une guerre civile pourrait éclater et les gens embarqueraient en grand nombre sur des bateaux. Ils voudront quitter le pays pour le paradis économique le plus proche”, a récemment déclaré Glenn Sulvaran, a député du parlement de Curaçao.

Le Guyana, un pays très pauvre d’Amérique Latine, procède déjà à l’expulsion des Vénézuéliens qui se risquent sur son territoire à la recherche de nourriture.

Express

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