JO: Le Brésil de Neymar décroche l’or et met fin à sa malédiction

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Dans une ambiance incroyable au Maracana, le Brésil a décroché le premier sacre olympique de son histoire, en battant l’Allemagne. Un titre plein de symboles, acquis après une séance de tirs au but étouffante (1-1, 5-4 tab).

Le match : 1-1, 5-4 tab

L’anomalie est réparée. Le Brésil, cinq fois champion du monde, a enfin remporté son premier titre olympique ce samedi, après trois finales perdues. Quoi de mieux qu’un premier sacre à domicile, dans un Maracana en transe ? Peut-être le nom de l’adversaire. Les Brésiliens ont triomphé devant l’Allemagne, devenue synonyme de drame national, depuis l’humiliation en demi-finale du Mondial 2014. Sous une pression énorme, le Brésil a eu des difficultés à entrer dans son match, face à des Allemands sans complexe. La Mannschaft a manqué de voir son pressing récompensé dès la 11e minute, quand Brandt a décoché une superbe frappe enveloppée du droit, seulement repoussée par la transversale.

Réveillé soudainement après cette occasion concédée, le Brésil a pris le contrôle du match, s’installant durablement dans le camp allemand. Servi en retrait par Douglas Santos, Luan a vu sa frappe contrée de la tête par Süle. Accélérant le tempo pour déborder le collectif de Hrubesch, la Seleçao a fini par trouver la faille sur un coup de génie de Neymar (27e, voir par ailleurs). Bien en place, avec un Renato Augusto impérial dans l’entrejeu, la Brésil a dominé, sans toutefois écarter totalement le danger. Les frères Bender ont porté l’Allemagne, malchanceuses à plusieurs reprises. Max Meyer a fini par récompenser les offensives allemandes, en reprenant parfaitement un centre de Toljan, consécutif à un mouvement superbe côté droit (59e).

Un temps sonné, le Brésil a repris sa marche en avant, à vingt minutes du terme. Multipliant les combinaisons devant la surface, l’équipe de Micale a mis sous pression l’Allemagne, sans pouvoir faire la décision avant la fin du temps réglementaire. Spectaculaire durant la prolongation, le Brésil s’est procuré plusieurs occasions franches, dans une atmosphère de plus en plus étouffante au fil des minutes. Entré à la place de Gabigol (70e), Felipe Anderson a notamment manqué un face-à-face avec Timo Horn, après une ouverture superbe de Neymar (106e). Mais l’Allemagne a réussi à arracher les tirs au but. Une séance étouffante, sans échec jusqu’à celui de Petersen. Neymar, enfin héros, ne tremblait pas pour offrir le titre tant attendu, et fondre en larmes. De bonheur cette fois.

L’homme : Neymar, héros à la hauteur

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Un symbole à lui seul. Privé de la demi-finale du Mondial 2014 après un choc avec le Colombien Zuniga, Neymar avait assisté impuissant au naufrage brésilien à domicile. Star de la sélection olympique, le Barcelonais avait une mission : décrocher l’or, pour panser les plaies d’une nation. Après une mise en action difficile lors du premier tour, le joueur de 24 ans a tenu promesse.

Porté par le Maracana, il a débloqué la finale d’un coup franc génial. Un coup de patte des 20 mètres déposé dans la lucarne droite de Timo Horn. Un éclair pour déclencher une vague de joie au pays du football. Le sélectionneur Rogerio Micale avait affirmé vouloir être dépendant de Neymar avant le début du tournoi. La star auriverde lui a donné raison. Un but en quarts, deux buts en demies, un but en finale et le tir au but capital : Neymar a porté le Brésil jusqu’au sacre.

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