Malaysia Airlines: un an après, le mystère du vol MH370 demeure

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Le vol de la Malaysian Airlines #MH370 a disparu le 8 mars 2014. Malgré la mise en œuvre de la plus vaste opération de recherche jamais organisée pour retrouver un avion, la disparition est une énigme. J’ai un avis dessus. Il s’agit d’un avion qui a été détourné par les Américains qui croyaient que leur base de Diego Garcia était attaquée.

La traque du vol disparu le 8 mars 2014 de la Malaysian Airlines n’a toujours rien donné. Le point sur la situation:

Des navires explorent le fond sous-marin, en quête de l’épave, en utilisant des sonars sophistiqués qui ont déjà ratissé environ 40% d’une «zone prioritaire de recherche», dans la partie la plus septentrionale de l’océan Indien, sur quelque 60 000 kilomètres carrés. Rien n’a encore été trouvé en dehors de plusieurs conteneurs maritimes au cours de cette opération dirigée par l’Australie et qui doit s’achever en mai. Les autorités n’ont pas encore décidé ce qui se passera si rien n’est découvert d’ici là. Mais, dans quelques mois, les tempêtes de l’hiver austral vont commencer à affecter toute opération.

Qu’adviendra-t-il si l’épave est repérée ?

Une très délicate phase de récupération débuterait alors dans l’obscurité de profondeurs allant jusqu’à 4 000 mètres sous le niveau de la mer, avec un fond potentiellement entravé d’amas volcaniques, de montagnes sous-marines, de crêtes et de vallées. Les coordonnateurs de cette opération peuvent toutefois s’appuyer sur l’expérience acquise lors des recherches du vol Rio-Paris d’Air France en 2009, dans l’océan Atlantique. Ses boîtes noires avaient été localisées après une difficile recherche de deux ans, avec des drones submersibles et d’autres moyens. Un véhicule, commandé à distance, avait finalement été envoyé pour les arracher du fond marin, à près de 4000 mètres de profondeur.

Les recherches se font-elles au bon endroit ?

Cela demeure incertain même si les responsables des opérations le prétendent. La zone de l’accident a été déterminée grâce à l’analyse de signaux du MH370 détectés par un satellite. Ils situent la dernière position de l’appareil le long de deux arcs potentiels: un s’étendant au nord en Asie centrale, l’autre s’étendant vers le sud dans l’océan Indien. L’arc au nord a été écarté, la plupart des experts considérant que l’avion aurait été aperçu. Bien que les données satellite soient imprécises, l’océan Indien a été jugé comme la zone la plus probable. La vanité des recherches nourrit cependant les doutes, notamment auprès des familles des disparus.

Quelles sont les principales théories aujourd’hui sur ce qui a pu se produire ?

Les spéculations demeurent principalement concentrées autour d’une défaillance mécanique ou structurelle, une prise d’otage ou un acte terroriste, mais rien n’est jusqu’alors venu étayer l’un ou l’autre scénario. Le mystère autour de ce drame a alimenté une kyrielle de théories complotistes, donnant lieu à des livres, des documentaires et moult échanges sur internet. Le mois dernier dans le New York magazine, Jeff Wise, expert en aviation, a défrayé la chronique en suggérant que le vol MH370 avait rejoint une base russe dans le Kazakhstan à l’instigation de Vladimir Poutine, pour intimider l’Occident sur fond de crise ukrainienne ou pour entrer en contact avec un passager ou récupérer un objet caché à bord.

Est-ce que nous savons tout ce que les autorités savent ?

Le gouvernement de la Malaisie et la compagnie aérienne ont constamment répété qu’ils n’avaient rien à cacher. Les proches de victimes ont cependant dénoncé leurs déclarations contradictoires au début de la crise et les ont accusés de lenteur dans la communication des informations, faite parfois partiellement. Tim Clark, directeur général de la compagnie aérienne Emirates, avait fait part l’an dernier de ses doutes sur la transparence totale des autorités.

Y a-t-il eu des précédents dans l’aviation ?

Selon le Réseau de la sécurité aérienne basé aux Pays-Bas, qui recense les incidents aériens, il y a un seul autre cas connu dans lequel un avion transportant plus de 100 personnes a disparu sans laisser de traces. L’affaire remonte à 1962, lorsqu’un avion de la société américaine Flying Tiger Line, affrété par l’armée américaine, a disparu entre l’archipel de Guam et les Philippines avec 107 personnes à bord. Son sort reste inconnu.

Allain Jules

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