Une Allemagne quatre étoiles remporte la Coupe du monde au Brésil

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Les premières leçons à retenir du quatrième triomphe mondial de la Mannschaft face à l’Argentine (1-0 a.p.).

L’Allemagne a remporté la Coupe du monde 2014 au bout du suspense en battant l’Argentine, dimanche 13 juillet au Maracana, grâce à un but de Mario Götze à la 113e minute de jeu (1-0). Voici, à chaud, quelques leçons qu’on peut tirer du triomphe de la sélection de Joachim Löw.

Gotze
Gotze
  1. L’équipe la plus solide défensivement n’a pas gagné

    En 1998, 2006 et 2010, l’équipe la plus solide défensivement avait remporté le tournoi: la France, l’Italie et l’Espagne n’avaient encaissé que deux buts en sept matches. L’Allemagne, elle, aura touché le Graal en encaissant quatre buts, un de plus avant la finale qu’une Argentine qui paraissait surtout mieux taillée pour le rôle de méchant au vu de ses prestations minimalistes lors des trois matchs à élimination directe: 1-0 contre la Suisse (après prolongation), 1-0 contre la Belgique et tirs au but contre les Pays-Bas après un 0-0. Et la Mannschaft a étalé son potentiel offensif avec onze buts marqués lors de la phase éliminatoire, dont l’inoubliable 7-1 en demi-finale à Belo Horizonte contre le Brésil.

  2. L’Allemagne fonctionne toujours par générations

    Si l’Allemagne avait remporté la Coupe du monde 1994 plutôt que 1990, on aurait une symétrie quasiment parfaite: elle gagne le titre suprême tous les vingt ans. Un titre par génération, donc, avec une forte charge symbolique derrière à chaque fois.

    Après 1954 et le retour dans le concert des nations après la Seconde Guerre mondiale, 1974 à domicile avec un affrontement symbolique (perdu, mais pour du beurre) avec la RDA en pleine Ostpolitik et 1990, l’année de la réunification, c’est l’Allemagne de la génération dorée et «Multikulti» (Boateng, Khedira, Ozil…), l’Allemagne puissance dominante en Europe, qui l’a emporté cette année.

  3. La récompense de la régularité

    Finaliste en 2002, troisième en 2006 et 2010, victorieuse en 2014: l’Allemagne devient la première équipe à enchaîner quatre podiums en Coupe du monde (et on peut ajouter à la liste une finale de l’Euro en 2008 et une demi-finale en 2012).

    Un joueur vient bien évidemment symboliser cette régularité: il s’agit de Miroslav Klose, présent lors des quatre aventures et désormais à la fois meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 16 réalisations, et seul joueur quadruple médaillé. L’Allemagne détient également désormais le record de buts en Coupe du monde (224), chipé au Brésil.

  4. L’Amérique du sud n’est plus maître chez elle

    Après le premier tour, on était encore prêt, comme en 2010, à entonner l’air du déclin de la vieille Europe, avec une nouvelle fois seulement six qualifiés. Pourtant, elle place une nouvelle fois deux équipes sur le podium, l’Allemagne et les Pays-Bas, troisièmes. Et surtout, elle remporte pour la première fois le titre sur le continent américain, l’Allemagne réussissant là où la Tchécoslovaquie (1962), l’Italie (1970, 1994), les Pays-Bas (1978) et la RFA (1986) avaient échoué. L’Europe égalise ainsi symboliquement avec l’Amérique du sud, qui était venue conquérir le titre chez elle en 1958 grâce au Brésil.

[via Slate]

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