Fin de règne pour l’Espagne

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Grosse sensation au Maracana où l’Espagne a été éliminée du Mondial après sa deuxième défaite face au Chili (0-2) qui, lui, est qualifié pour les 8es de finale, comme les Pays-Bas.

Espagne-Chili 0-2
Chili : Vargas (20e), Aranguiz (43e)

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Ce 18 juin 2014 marquera pour longtemps les esprits espagnols. Le jour même où le roi Juan Carlos a abdiqué. Curieux coup du sort… L’invincible Roja, détentrice de deux Euros (2008, 2012), et tenante du titre du Mondial (2010), est peut-être bien en fin de cycle. Ce n’est pas leur faire injure de l’affirmer tant cette élimination prématurée ressemble bien à un couac. Voire un fiasco. Comme, récemment, la France (2002), et l’Italie (2010), le tenant du titre se fait sortir dès la phase de poules. La première élimination espagnole en phase finale d’un grand tournoi depuis 2006 et la France de Zidane (3-1). Autant dire une éternité. C’est bel et bien tout le collectif espagnol qui a failli. De Iker Casillas à Diego Costa, attendu comme l’attaquant numéro un mais qui aura traversé ce Mondial comme une ombre. Peut-être rassasiée, sans doute en perte de motivation, et plus probablement usée par les batailles du ménage à trois entre l’Atlético, le Barça et le Real Madrid, la Roja est tombée bien bas dans le mythique antre du Maracana.

La défense espagnole encore fautive
Avec notamment un bilan médiocre de 7 buts encaissés en 2 matches. Soit un de plus que lors des trois compétitions majeures remportées entre 2008 et 2012 ! Après sa déroute néerlandaise (1-5), la Selección est donc tombée face à un Chili séduisant par son pressing tout terrain et son jeu rapide vers l’avant. C’est d’ailleurs suite à une mauvaise passe de Xabi Alonso, auteur d’une belle occasion auparavant (15e), qu’une action limpide débouchait sur l’ouverture du score signée Vargas (0-1, 20e). Puis devant le manque de réaction et de caractère de cette formation ibérique, le Chili faisait le break avant la pause. Casillas avait beau s’envoler pour détourner un coup franc de Sanchez, il était abandonné par sa défense et devait s’incliner devant la frappe d’Aranguiz, qui avait bien suivi (0-2, 43e).

Malgré un visage moins timoré après la pause, et une incroyable occasion de Busquets auteur d’un loupé à deux mètres du but (53e), l’Espagne abdiquait peu à peu. Bravo, le gardien chilien, se chargeait de repousser les ultimes tentatives espagnoles (81e, 84e, 88e), et pouvait ensuite fêter cette victoire historique pour son pays, la première face à l’Espagne. Quant à Vicente Del Bosque, le sélectionneur espagnol, c’est la première fois qu’il perd deux matches d’affilée avec sa sélection en 89 matches. Une manière d’appuyer encore un peu plus la triste fin de règne de la «Furia Roja».

Les joueurs du match
Le Chili peut chaudement remercier Claudio Bravo. Gardien de la Real Sociedad, il a été impérial dans son but. On pourra également noter l’activité incessante et tranchante d’Alexis Sanchez. L’ailier du Barça a été une menace constante par ses appels en profondeur.

On n’a pas aimé
Une équipe se construit toujours à partir d’une base solide. Et l’Espagne semble l’avoir oublié. Malgré un changement en défense (Javi Martinez au lieu de Piqué), l’arrière-garde espagnole a encore été dépassée de long en large. C’est forcément tout le collectif qui a souffert de ce manque de sérénité derrière. Et devant, la présence athlétique de Diego Costa n’a pas vraiment offert une solution intéressante à la bande de Del Bosque. La Roja a payé cher son abandon du «tiki-taka»…

 

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