Le Nigeria tombe sur un os

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Pour son entrée dans la compétition, le Nigeria n’a pas trouvé le chemin du but face à l’Iran, dans le groupe F, et doit se contenter du nul (0-0), lundi soir à Curitiba. Au courage, la sélection iranienne prend un point bien mérité, dans ce match sans grande saveur.

Iran – Nigeria : 0-0

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Le Nigeria, champion d’Afrique en titre, ne devait pas rater ses débuts, lundi à Curitiba, contre l’Iran, l’adversaire le plus abordable du groupe F. Pour tenter d’atteindre une troisième fois les huitièmes de finale d’un Mondial (après 1994 et 1998), les Super Eagles n’avaient pas le droit à l’erreur face à la 43e nation au classement Fifa, qui disputait là sa quatrième phase finale de Coupe du Monde (après 1978, 1998 et 2006). Pourtant, les hommes de Stephen Keshi ont buté sur une équipe iranienne, bien repliée et soudée, et ont dû se contenter du point du match nul (0-0). Résultat : l’Argentine, difficile vainqueur de la Bosnie-Herzégovine (2-1), reste seule en tête du groupe. Sur le papier, le Nigeria partait favori. Sur le papier seulement. Car dans l’Arena da Baixada, la sélection emmenée par le Portugais Carlos Queiroz, a prouvé qu’elle avait sa place dans ce Mondial. Les Iraniens, qui avaient terminé premiers de leur groupe de qualification dans la zone Asie, en se permettant de finir devant la Corée du Sud, auraient même pu l’emporter avec un peu plus de réussite. Si la «Tim Melli» n’a pas su rééditer l’exploit de 1998, lorsqu’elle remportait son unique match en Coupe du Monde (face aux Etats-Unis, 2-1), elle a malgré tout réussi son pari d’éviter une septième défaite en dix matches de phase finale et se donne le droit de rêver aux huitièmes de finale. Ce qui serait une première.

Dominer n’est pas gagner. La formule va parfaitement aux Nigerians. Le costume de favori était peut-être trop grand pour la formation africaine, qui aura globalement maîtrisé les débats, mais qui aura semblé manquer d’envie. Car le cœur et le courage était du côté iranien. L’équipe de Carlos Queiros résistait aux (faibles) assauts des Super Eagles. Le tir d’Onazi passait à côté (9e), tandis que Haghighi, le portier iranien, repoussait un coup franc de Musa (32e). C’était tout pour le Nigeria, qui perdait à la demi-heure de jeu Oboabona, blessé, remplacé par l’habituel capitaine, Yobo, qui avait pris place sur le banc. Finalement, la meilleure occasion de la première période était pour l’Iran, quand Ghoochannejhad, de la tête, obligeait Enyeama à une parade de grande classe (35e). On retrouvait l’attaquant iranien durant le second acte, mais ses tirs ne trouvaient pas le cadre du gardien de Lilles (50e et 67e). L’entrée d’Ameobi dynamisait l’attaque nigeriane, sans pour autant parvenir à forcer le verrou. Emenike frappait à côté (59e), Ameobi voyait sa tête repoussée devant la ligne (71e). Un match sans but, une première dans ce Mondial 2014. Le tenant de la CAN-2013 a manqué son entrée en matière dans la compétition. La rencontre face à la Bosnie, dimanche prochain, s’annonce décisive. L’Iran défiera l’Argentine.

Le joueur du match :
Esseulé à la pointe de l’attaque iranienne, Reza Ghoochannejhad n’a pas démérité et a su inquiéter l’arrière garde nigeriane. Il a même été tout proche de créer la sensation en fin de première période, mais sa tête à bout portant était repoussée par Enyeama. L’avant-centre de Charlton, en 2e division anglaise, en est malgré tout à dix buts en quinze sélections avec la «Tim Melli».

On n’a pas aimé :
Face à l’adversaire, à priori, le plus faible du groupe, le Nigeria n’a pas brillé. La faute, sans doute, à une animation offensive trop frileuse et sans grand mouvement. Du pain béni pour la défense iranienne. Pour la suite de la compétition, on est en droit d’exiger mieux du champion d’Afrique en titre.

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