NBA : des Spurs cinq étoiles

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Un an après leur défaite en finale contre Miami, les Spurs ont pris leur revanche sur le Heat pour décrocher cette nuit le cinquième titre de leur histoire. Le quatrième personnel de Tony Parker et le premier pour Boris Diaw.

San-Antonio-champion nba 2014

Le titre envolé dans les derniers instants du match 6 la saison passée leur trottera moins dans la tête. Car sans un tir à trois points réussi à cinq secondes du buzzer par Ray Allen pour arracher la prolongation, les Spurs auraient accroché leur cinquième titre douze mois plus tôt. Passés trop près du bonheur, les coéquipiers de Tony Parker avaient ensuite craqué dans le septième match. Cette année, ils n’auront pas laissé les finales s’étirer au-delà de la cinquième manche. Après une défaite sur leur parquet lors du deuxième match, qui a furtivement redonné l’avantage du terrain au Heat, les Texans ont étouffé tout suspense en réussissant deux démonstrations en Floride (111-92 et 107-85) avant d’enfoncer le clou chez eux cette nuit (104-87).

LeBron James, qui rêvait d’« écrire l’histoire » en faisant de son équipe la première à remonter un déficit de 3-1 en finale, doit se faire une raison. Lui et ses « amigos » vieillissants Dwyane Wade et Chris Bosh, sacrés ces deux dernières saisons, n’égaleront pas les Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, derniers triples champions NBA (2000 à 2002). Et le quadruple MVP compte à nouveau plus de défaites que de victoires en finale (3 à 2). C’est d’ailleurs face aux Spurs qu’il avait concédé la première d’entre elles, en 2007, à une époque où il portait tout Cleveland sur ses jeunes épaules.Une solitude qu’il a à nouveau dû ressentir cette nuit au Texas. Auteur de 31 points et 10 rebonds, James a fait souffler un vent de révolte lors d’un début de Game 5 survolé par Miami.

Diaw, le cinquième Français
Et puis la mécanique si bien huilée des Spurs s’est mise en route, derrière l’inoxydable Manu Ginobili (19 points) et le bouillant Kawhi Leonard (22 ans, 23,6 points de moyenne sur les trois derniers matches) plus jeune MVP des finales depuis… Tim Duncan en 1999. Ce titre honorifique, Tony Parker l’avait enlevé lors du dernier sacre de San Antonio il y a sept ans. Mais le meneur français de 32 ans n’en a cure, lui qui va accrocher une quatrième bague de champions à ses doigts.

Un bonheur partagé pour la première fois avec Boris Diaw, avec lequel il a déjà conquis l’or européen l’été dernier en Slovénie. « Bobo », qui a pris une nouvelle dimension pendant ces playoffs et suscité les compliments d’un Gregg Popovich plutôt avare dans le domaine, devient ainsi le cinquième Français champion NBA. Mais il est le seul à avoir pris une part aussi prépondérante que Parker dans un titre, Ronny Turiaf, Ian Mahnimi et Rodrigue Beaubois ayant surtout observé les hostilités du banc lors des succès de Miami en 2012 pour l’un, Dallas l’année précédente pour les deux autres. Une cinquième bannière de champion ornera donc le plafond de l’AT&T Center, aux côtés de celles célébrant les sacres de 1999, 2003, 2005 et 2007. Autant de succès que seuls deux hommes, devenus des monuments, ont tous connu : le coach Gregg Popovich et le pivot Tim Duncan (36 ans), qui pourrait tirer sa révérence dans les jours qui viennent. Difficile d’imaginer plus belle porte de sortie. [Via BFMTV]

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