Des archéologues américains ont retrouvé l’épave de la Santa-Maria

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Une expédition d’archéologues américains vient peut-être de faire une découverte historique d’une importance capitale : les restes de l’épave de la Santa Maria, la caraque de Christophe Colomb, quelque part sur la côte nord d’Haïti, plus de 5 siècles après son naufrage dans les eaux des Caraïbes.

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« Toutes les données archéologiques, géographiques, et de topographie sous-marine suggèrent que cette épave est celle du fameux vaisseau amiral de Colomb, la Santa Maria », indique le responsable de cette expédition, Barry Clifford, l’un des archéologues les plus connus de l’Amérique, dans le journal The Independent.

Lui et son équipe avaient entamé les recherches il y a plus de 10 ans. Une expédition qu’ils avaient montée en 2003 avait déjà permis de trouver et de photographier l’épave, mais ils n’avaient pas pu conclure que c’était bien celle du navire de l’explorateur italien. Ce n’est qu’en réexaminant les photographies sous-marines prises au cours des plongées qui avaient été effectuées alors, et en les recoupant avec de nouvelles données collectées au cours de plongées plus récentes qu’ils sont arrivés à la conclusion qu’il était plus que probable qu’il s’agissait bien de la Santa Maria.

Toutes les indications convergent vers cette hypothèse : la localisation coïncide exactement avec celle que Colomb avait indiquée dans son journal de bord, et avec les données historiques relatives au naufrage du navire ; les courants présents dans cette zone correspondent également, et la dérive qu’ils imposent aux bateaux est cohérente avec celle que l’épave a subie avant de sombrer ; les restes du ballast retrouvés concordent également avec ce que l’on aurait attendu pour un navire de la taille de la Santa Maria.

Les archéologues affirment que les caractéristiques de l’épave correspondent bien à celles de la caraque. Sur les photos prises en 2003, ils ont également identifié ce qui devait être un des premiers canons, et d’autres pièces qui devaient se trouver sur le pont du navire. Malheureusement, ces antiquités ont dû être volées par des pilleurs d’épaves, car les archéologues ne les ont pas retrouvées.

Clifford espère maintenant pouvoir fouiller les restes afin de découvrir une première preuve archéologique irréfutable qu’il s’agit bien de la Santa Maria de Christophe Colomb, ce qui serait la première preuve archéologique de sa découverte de l’Amérique. Il espère que le gouvernement d’Haïti sera en mesure de protéger l’épave des pilleurs et qu’il sera possible de maintenir les restes de l’épave pour les exposer au public dans un musée du pays.

La Santa Maria a été construite au cours de la seconde moitié du 15ème siècle dans le nord du Pays Basque espagnol. En 1492, elle avait été affrétée par Colomb qui l’avait fait naviguer de la côte sud de l’Espagne vers l’ouest en passant par les îles Canaries, dans l’espoir de trouver une nouvelle route vers les Indes. Après 37 jours de navigation, Colomb avait atteint les Bahamas, mais 10 semaines plus tard, la Santa Maria s’était mise à dériver au cours d’une nuit et elle s’était échouée sur un récif de la côte nord d’Haïti, où elle avait dû être abandonnée. Colomb et ses hommes d’équipage en avaient utilisé le bois pour construire un premier fort, fondant ainsi la colonie de La Navidad dans les environs de l’île d’Hispaniola.

Puis il était retourné en Espagne avec ses deux navires restants, La Niña et La Pinta, pour faire part à ses mécènes royaux Ferdinand et Isabelle de ce qu’il croyait être une nouvelle route de l’ouest vers l’Asie.

La Santa Maria mesurait 25 mètres de long et 8 mètres de large, elle pesait 102 tonnes. Elle avait une quille de 16 mètres et un grand mât de 23 mètres. Son équipage se composait d’une quarantaine de marins.

La recherche  sur le naufrage est sponsorisée par la chaîne de télévision américaine History Channel, qui a obtenu les droits exclusifs pour la réalisation d’un programme à ce sujet.

Express.be

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