Découvrez comment la voiture sans conducteur de Google parvient à gérer les situations complexes de la conduite en ville

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Les voitures autonomes de Google maîtriseront prochainement la conduite en ville, a annoncé la firme de Mountain View sur son blog.

Google self-driving car
Google self-driving car

Les voitures autonomes de Google ont été initialement conçues pour la conduite sur autoroute, mais la firme a décidé de se lancer ce nouveau défi parce que la plupart des gens habitent dans des zones construites. Mais conduire en ville est bien plus complexe que sur autoroute, explique la société sur son blog.

Depuis le début du projet en 2009, les 24 Lexus RX450h autonomes équipées de capteurs ont parcouru près de 1,1 million de km, et selon le géant d’internet, elles n’ont eu aucun accident. En Août 2012, la dernière fois que Google avait évoqué ce projet, elles n’en étaient qu’à près de 500 000 km.

La société a amélioré son logiciel de conduite en ajoutant plusieurs types d’obstacles tels que des piétons et des cyclistes, avec toute la gamme des comportements qu’ils peuvent avoir. Le logiciel peut lire les panneaux dans les rues, et réagir de manière appropriée. La voiture est également capable de gérer des situations imprévues, par exemple une personne qui fait traverser des enfants à un passage pour piétons en brandissant un panneau « stop ».

Google a également inclus des milliers de nouvelles situations de circulation et leur cours normal à ses modèles informatiques, de sorte que la voiture peut reconnaître, analyser, et ensuite faire ce qui est nécessaire. Lorsqu’un autre véhicule s’approche d’un signal de stop à une vitesse excessive, les modèles de Google calculent la probabilité que cette voiture parvienne à s’arrêter à temps, qu’elle freine tardivement, ou qu’elle ignore le panneau et s’engage dans l’intersection sans marquer d’arrêt.

Google a adopté un style de conduite défensif : la voiture automotrice agit pour éviter de se mettre en danger. Elle prend en compte l’angle mort des autres véhicules, et elle sait s’écarter prudemment des camions et des motos. Lorsque le feu passe au vert, la voiture autonome de Google attend 1,5 seconde afin d’éviter une potentielle collision avec les voitures de l’autre voie qui auraient « brûlé » le feu rouge.

Cependant, il reste à surmonter de nombreux obstacles juridiques et pratiques avant de pouvoir commercialiser ce véhicule. La société veut encore améliorer le logiciel pour le rendre capable de gérer des situations encore plus compliquées, telles que des intersections plus complexes, ou des travaux routiers, par exemple. Il devrait aussi intégrer les situations au cours desquelles les gens réagissent en fonction de signaux sociaux, comme accorder une priorité, changer de voie ou entrer sur une autoroute, par exemple. «Nous avons encore beaucoup de problèmes à résoudre», écrit Chris Urmson, directeur de projet pour les voitures automotrices de Google. « Mais des milliers de conditions de circulation en ville qui nous auraient mis dans l’embarras il y a deux ans peuvent être maintenant surmontées de façon autonome ».

Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir la voiture autonome de Google conduire dans les rues de Mountain View :

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