La révolution ukrainienne, composante de la stratégie globale américaine

0
132

L’intégration européenne de l’Ukraine est une composante importante du projet américain d’encerclement stratégique de la Russie. L’objectif principal des efforts de Washington demeure intact depuis la présidence de Bill Clinton, affirme le journaliste américain Steve Eisman.

Ситуация в Киеве

Ce dernier a recueilli les preuves confirmant que le coup d’Etat à Kiev avait été inspiré avec la participation directe d’organisations américaines comme l’Agence de développement international, l’Institut d’Etat de la paix et de tout un réseau de sous-traitants privés. Que peut opposer la Russie à cette politique de Washington ?

Les citoyens américains ont inspiré la seconde « révolution orange » et le coup d’Etat à Kiev, affirme M. Eisman dans son article publié par une ressource indépendante, Reader Supported News. L’auteur est convaincu que l’objectif essentiel de Washington n’est pas l’Ukraine, loin s’en faut. Ce n’est qu’une partie du projet américain dirigé contre la Russie.

Le schéma d’influence sur les pays en vue de les démocratiser à l’américaine, est-il écrit dans l’article, est ces derniers temps révisé. Il s’est avéré que la CIA réalisait des opérations de sape grâce à des fondations privées, notamment de la Fondation Ford. Maintenant, le département d’Etat a placé sous son contrôle les sources de financement de l’« ingérence non militaire » alors que la CIA, la NSA et le Pentagone n’offrent que des « services spécialisés ». Certes, M. Eisman n’a pas découvert l’Amérique. Tout le monde, excepté peut-être les Etats-Unis, sait depuis longtemps de quoi s’occupent toutes ces fondations sous prétexte de philanthropie, souligne l’expert Alexeï Pilko.

« Ces fondations étaient instituées pour soutenir les régimes amis de Washington à l’étranger. Les Etats-Unis ont réalisé après la Seconde guerre mondiale un travail obstiné en vue de répandre l’influence de Washington. Toute une série d’institutions spéciales ont été fondées et testéespendant la guerre froide. Elles fonctionnent actuellement en accomplissant les tâches fixées par Washington. »

Il convient de noter en ce qui concerne l’Ukraine que, pour reprendre l’expression de M. Eisman, de nouveaux mythes historiques lui sont imposés ces dernières années. Ces derniers ont été inventés et popularisés essentiellement par la « diaspora ukrainienne ». L’ex-collaboratrice de l’appareil de la Maison Blanche Katerina Tchoumatchenko, par la suite épouse du troisième président d’Ukraine Viktor Iouchtchenko, y a contribué. Il n’est guère étonnant que l’actuelle administration kiévienne agisse dans l’esprit de Bandera, ce qui ne rend d’ailleurs pas perplexe Washington. L’auteur évoque les publications des Archives nationales des Etats-Unis de 2010 intitulées « L’ombre d’Hitler ». A en juger d’après ce document, les services spéciaux américains n’ont pas cessé pendant la guerre froide de coopérer avec le leader bandérien Mikhaïl Lebed. Les services de contre-espionnage de l’armée américains le qualifiaient de « sadique et complice connu des hitlériens ». Des qualités qui n’embarrassent pas du tout la Maison blanche, tout comme des penchants pronazis des gouverneurs kiéviens actuels.

La voix de la Russie

LAISSER UN COMMENTAIRE