La sensation grecque !

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Au terme d’un match à suspense, la Grèce a créé la surprise en s’imposant face à la Russie (1-0). Les Champions d’Europe 2004 arrachent une place en quarts de finale de l’Euro et éliminent les Russes au bénéfice d’une meilleure différence de buts particulière.

Grèce-Russie 1-0
Grèce : Karagounis (45+2e)

L’épilogue du groupe A s’est révélé ô combien inattendu ce samedi soir ! Quatrième de la poule avant cette dernière journée du premier tour, la Grèce a déjoué tous les pronostics et s’est qualifiée pour les quarts de finale en s’imposant d’une courte tête face à la Russie (1-0). Un cauchemar pour la bande à Rosicky, cette défaite combinée au succès tchèque face à la Pologne (0-1) étant synonyme d’élimination. Si la Grèce se procurait la première occasion du match par l’intermédiaire de Katsouranis (6e), les Russes, disposés dans leur traditionnel 4-3-3, ne tardaient pas à prendre le contrôle du jeu et s’installer dans le camp adverse. Une domination impressionnante mais stérile, Arshavin (10e), Dzagoev (12e) et Kerzhakov (13e) ne parvenant guère à concrétiser ce premier temps fort. Au fil des minutes, la maladresse gagnait les rangs russes. Toujours aussi maîtres du jeu face à des champions d’Europe 2004 incapables de créer la moindre séquence de qualité, les hommes de Dick Advocaat manquaient de spontanéité et de précision dans les 25 derniers mètres adverses. La première période allait alors se conclure sur un score nul et vierge mais l’incroyable se produisait dans le temps additionnel, Karagounis profitait d’une grossière bourde d’Ignashevich pour ouvrir le score du droit (1-0, 45+2).

Revigorée par ce véritable coup de théâtre, la formation hellénique affichait un visage bien plus conquérant dès la reprise. Solides défensivement, les coéquipiers de Papadopoulos  ne laissaient pas le moindre espace de libre à l’attaque russe, renforcée par l’entrée rapide de Pavlyuchenko. (46e). Sans solution dans la surface, maladroite dans ses nombreuses tentatives lointaines, la Russie s’exposait aux contres et coup de pied arrêtés adverses, à l’image d’un coup-franc du futur ex-Monégasque Tzavellas repoussé par le poteau (70e). Dos au mur suite à l’ouverture du score tchèque dans l’autre match, la Russie jouait son va-tout en fin de match… sans réussite. Seul Dzagoev était à deux doigt de libérer les siens mais son coup de tête frôlait le montant (85e). Deuxième du groupe A au terme d’un final à rebondissement, la Grèce s’invite de nouveau dans le grand huit européen. Sauf surprise dimanche, elle retrouvera l’Allemagne sur sa route au prochain tour.

Le joueur du match
Auteur du seul but de la rencontre en fin de première période, le capitaine grec Giorgios Karagounis, véritable leader moral, a permis à son équipe de remporter un succès synonyme de qualification. On notera également le gros match de Sokratis Papastathopoulos, de retour en charnière centrale après avoir purgé son match de suspension.

On n’a pas aimé
Sergueï Ignashevich risque de vivre des prochaines heures difficiles. Alors qu’il rendait une bonne copie jusque-là, le défenseur russe a commis juste avant la pause une énorme erreur de relance qui a permis à Karagounis d’ouvrir le score. Ses coéquipiers n’ont ensuite pas su rattraper cette bourde très lourde de conséquences durant une seconde période tendue.

Résultats du groupe A :
République tchèque – Pologne 1-0
Grèce – Russie 1-0

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